Les Hydrocarbures



La consommation des ménages et ses impacts
La Consommation

Tous les êtres vivants (aussi bien animal que végétal) sont des consommateurs. En effet, ils consomment les produits de la nature, qui leur permettent de vivre. Il en découle un certain équilibre entre l’être vivant qui consomme la nature, et la nature qui produit pour l’être vivant.
L’Homme a eu une évolution différente de celle des autres espèces. Il est curieux et créateur. Il a donc commencé à agir sur la nature et donc à produire lui-même. Ainsi, de nouveaux produits sont apparus, qui, à force d’être consommés, ont créé des besoins (certes moins vitaux que l’eau par exemple, mais qui nous paraissent comme tel). Plus il y a d’inventions, de découvertes, et plus il y a de produits, donc plus de besoins. Et ces besoins ne peuvent être comblés que par la consommation.
Aujourd’hui, la consom-mation de certains pays en est à un point tel, que si tous les pays consommaient dans ces proportions, cela nécessiterait d’avoir plusieurs planètes Terre. Si tous les pays consommaient autant qu’un habitant des Etats-Unis, il nous faudrait neuf planètes !

Le commerce est né de cette consommation. A la base, il s’agit d’échanger les produits que chacun a, que chacun crée. Il fonctionnait d’abord localement, puis entre villages, puis entre pays, et enfin, mondialement. Aujourd’hui le commerce est associé à la notion de profit. Celle-ci est venue modifier tout cet équilibre. Le fait de vouloir produire le maximum (principe opposé à celui de produire ce dont on a juste besoin) a créé des déséquilibres dans les échanges: maintenant le commerce correspond à vendre ses produits le plus cher possible, et acheter ceux des autres le moins cher possible. L’importance du profit dans les sociétés actuelles a deux conséquences majeures : la perte de conscience de la valeur réelle du produit ;
l’abandon de certains principes humains et environnementaux

La perte de valeur
des produits

L’évolution du commerce, en lien avec l’apparition du profit, a fait naître le système de grande distribution, autrement dit les supermarchés. Sa naissance fut une révolution: plus pratique, plus rapide et plus économique. Mais ce type de distribution eut des répercussions sur les générations suivantes. Au fil des années, les hommes ont pris l’habitude d’avoir beaucoup de produits à disposition à n’importe quelle période de l’année, et à des prix accessibles. Cette commercialisation a donc participé à la perte de conscience de ce qu’est le produit : sa provenance, sa qualité, sa culture… (le steak de boeuf par exemple n’est plus considéré comme un steak, mais comme un « produit », à côté du rayon laitier, et en face de la lingerie).
Les générations actuelles se retrouvent donc face à une grande quantité de produits divers et variés, des plus accessibles. Le consommateur est de plus en plus éloigné de la source de la production. Les intermédiaires augmentent, créant ainsi cette « perte de conscience du produit ». Autrement dit le consommateur consomme ce qu’on lui propose.
A partir de là, l’homme devient la cible parfaite des
« sociétés à profit ». Il faut que le consommateur consomme plus. Pour cela, il faut lui créer de nouveaux besoins. C’est là qu’entre en jeu la publicité, qui permet de donner envie, et de faire qu’un produit devienne un besoin, de sorte que l’homme le consommera. La publicité agit donc sur le consommateur en l’incitant à acheter des produits à fortes marges commerciales, ce qui met en difficulté les producteurs, contraints pour s’en sortir d’intensifier leur production, et qui génère de nombreux déchets : chimiques (pour les engrais), plastiques (pour les emballages)...

Les conséquences humaines et environnementales

Ce type de consommation, qui sert le profit, néglige l’environnement, pour diminuer ses frais. Ainsi, les produits qu’elle propose, peuvent provenir d’un pays très éloigné, sous prétexte que c’est moins cher là-bas. Résultat, un important trafic routier, qui participe au réchauffement climatique, par l’émanation de gaz carbonique. On peut prendre l’exemple du pot des yaourts bulgares, qui parcourt une bonne partie de l'Europe avant d'arriver dans nos rayons, sous prétexte de trouver le fabricant le moins cher, l'imprimeur d'éti-quette le moins cher, etc...
Sur cette question de la provenance des produits, un autre problème surgit, qui trouve sa place dans l'inégalité des échanges. Par cette recherche du gain, les pays exportateurs sont souvent lésés. Les prix de leurs produits sont fixés selon le cours des bourses à New York, ou selon d'autres critères inéquitables. Ces prix ne leur permettent pas de vivre, ni d'être autonomes. Ces pays ne peuvent pas se développer écono-miquement, donc l'inégalité s'accentue, au bénéfice des pays décideurs - sous-entendu des pays riches.
Toujours par ce souci de rentabilité, les terrains sont exploités intensivement, sans respect du sol. Cela crée des terres " épuisées ", et polluées (par les engrais notamment).
Et parmi les conséquences environnementales, il ne faut pas oublier l'impact de la consommation sur la quantité de déchets produits. Avec tous ces produits qu'on nous vente, avec tous ces " besoins " qui se créent, notre consommation augmente, et donc avec celle-ci la quantité de déchets. De plus on observe un phénomène de suremballage, qui est inutile et qui pèse lourd dans nos poubelles. D'autant plus que ces emballages sont rarement recyclabes. La consommation irréfléchie par-ticipe activement à la dégradation de la planète.

Que faire

La prise de conscience de ce phénomène nous oblige à vouloir agir, mais souvent on ne sait comment faire.
Comme le dit la représentante de la BIOCOOP, coopérative de magasins " bio ", il faut devenir
" consom'acteur ". Cela signifie qu'il est important de s'interroger sur la provenance du produit, et sur sa qualité. Pour cela il existe plusieurs types de distributions qui commencent à se mettre en place.

Les Produits Bio sont issus d'un mode de culture régi et réglementé par des normes et un cahier des charges exigeant. Son objectif est de maintenir le degré de fertilisation du sol cultivé, c'est-à-dire que l'exploitation des terres ne doit pas les appauvrir. Son intérêt est environnemental puisque l'utilisation d'éléments biologiques réduit considé-rablement les déchets chimiques (pesticides, insecticides et engrais) au niveau des sols et dans l'atmosphère. Les produits " bio " assurent une certaine qualité, et un respect de l'environnement.
Les Produits Commerce Equitable sont issus d'un commerce qui a pour but d'assurer aux producteurs de pays en voie de développement un prix de revient satisfaisant, pour la survie et le développement durable de son activité. Le prix de vente n'est pas calculé selon le mode de la grande distribution, mais selon la coopérative locale. Les profits dégagés permettent de financer des écoles ou des équipements collectifs, ce qui permet à ces pays de se développer. De plus, le nombre d'intermédiaires est limité entre le producteur et le consommateur de sorte que ces produits indiquent leur pro-venance, et le respect humain.

Nous pouvons être acteur de notre consommation. Mais pour cela il faut prendre le temps de s'informer, garder en tête que nous sommes en grande partie responsables du sort de notre planète, et que l'un des meilleurs moyens de la sauvegarder passe par le respect de celle-ci.

Le commerce mondial vise le profit souvent au détriment de l’homme et de la planète.
Pour changer ce système, il faudrait agir à la base, adopter une consommation réfléchie, changeant ainsi petit à petit les habitudes et les règles du marché international jusqu'à obtenir une totale reconversion du commerce mondial.
On peut toujours y croire... les belles idées ne sont jamais vaines.

Léa Vincent

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