Jean-Luc Perrier, un visionnaire des année 1970
Jean-Luc Perrier était ingénieur et professeur en génie Thermo-mécanique à l’Université d’Angers et à l’établissement La Baronnerie à Angers. Dès les années 1970, il avait déjà imaginé d’écrire des vérités qui « dérangent », des scénarii catastrophes, tels… Tchernobyl, les pollutions acciden-telles des géants des mers, et autres dégazages maritimes, la prolifération néfaste des algues gloutonnes, l’assèchement de la mer d’Aral, la raréfaction de l’eau potable, la contamination des zones cultivables, ou encore les pandémies occasionnées par des dérives d’alimentation animale ou par des dérèglements climatiques.
Dès 1970, il s’était aussi appliqué à cerner au mieux les quantités connues ou estimables des réserves fossiles mondiales. Il n’en conclut rien de réjouissant pour les génération futures, même si apparaissai à l’époque des iso-lants minéraux dans les maisons, ou le chauffage « tout électrique ». « Encore une hérésie ! » s’excla-mait J.-L. Perrier, pour qui la géothermie, avec des pompes à chaleur plus fiables, offrait une nouvelle alternative de chauffage moins polluante et nettement plus économe. Son cri d’alarme était lancé face au gaspillage énergéti-que, il fallait agir vite et revoir tout le concept.
Un beau matin d’Hiver 1970, il remarqua le rayonnement solaire qui atterrissait, à travers les arbres dégarnis, dans la clairière de sa propriété. Après bien d’autres réali-sations, il eut ce jour-là le déclic de fabriquer un immense miroir « plan orientable », afin de réchauffer la face nord de sa maison.
La cogitation, le projet, les calculs, l’essentiel du matériel étaient déjà bien avancés lorsque survint la première crise pétrolière de 1973. C’est alors son second déclic, et le professeur en génie thermo-mécanique décide alors de transformer fondamentalement son concept « plan », en « parabolique » dans une tout autre finalité d’appli-cations industrielles, par un im-mense miroir à concentration focale (foyer de la parabole) monté sur un point de pivotement avec asservissement de rotation de suivi automatique du soleil.
Compte tenu d’une température du foyer voisinant les 1000°C, plusieurs possibilités d’utilisation existaient sur 1900 heures d’enso-leillement par an en Anjou :
-Four solaire pour la métallurgie propre.
-Réacteur solaire pour l’oxyda-tion de l’Azote atmosphérique
-Fabrication gratuite d’Hydrogène par électrolyse de l’eau à 90% de rendement, sinon la chaleur dégra-dée sert au chauffage ou au stockage énergétique.
-Centrale de fabrication d’élec-tricité, jusqu’à 100.000kwh/an, soit la consommation électrique d’une dizaine de maisons correctement isolées, ou celle de plus de 50 habitations à chauffage géother-mique et pompe à chaleur.
Trois ans de travail acharné, en plus de son enseignement, des conférences internationales sur le solaire et ses multiples applications domestiques et industrielles, et la création de son miroir de 100 m² de captage solaire, ont été récompensés par des résultats correspondant bien à ses calculs.
Puis, J.-L. Perrier prit connais-sance de l’option « hydrogène », comme carburant des moteurs à explosion de l’avenir. Il entreprit alors de modifier légèrement une voiture de série pour que son moteur fonctionne également à l’hydrogène ou au méthanol (projet réalisé en collaboration avec Jean-Pierre Barrault, metteur au point et concessionnaire automobile à Poitiers).
Monsieur Perrier reçoit alors en 1979 les honneurs de la presse, des revues spécialisées (natio-nales et internationales), mais aussi des constructeurs automo-biles français, et d’EDF en 1980. Après avoir préparé un livre sur les abris anti-atomiques, il oriente ses recherches vers le stockage de l’hydrogène et d’autres versions de la pile à combustible.
Malheureusement il trouve la mort (à 37 ans) en août 1981 dans un étrange accident de la route qu’il est difficile de ne pas mettre en relation avec les menaces qu’il avait reçues.
D.W.
NB : Le livre de JL Perrier est encore disponible auprès de Mr Barrault (Les Grisonnières 86190 Béruges).
Son projet d’Héliostat est en cours d’expérimentation à l’IUT de Poitiers (Licence VERTE), qui attend encore les subventions promises pour cette étude.
Livre d'Or
Afin de nous encourager, nous soutenir et nous informer, n'hésitez pas à nous laisser des messages.
c'est ici